Nous commençons notre Petite Aventure en Tanzanie direction le nord vers le lac Natron en pays Masaï. Arrivés de nuit à l’aéroport de Kilimandjaro, un transfert et nous voilà à Arusha.Au petit matin, nous découvrons l’Impala hôtel, un grand hôtel un peu désuet à l’ambiance africaine. Nous sommes au niveau de l’Equateur, l’ambiance est chaude et humide. La végétation est luxuriante.Départ en 4×4 vers le nord de la Tanzanie. Notre 4×4 pour le safari @La Petite Aventure
Arusha
En ce début de matinée, la ville d’Arusha est déjà bien animée. Les petits immeubles, maisons et boutiques ne semblent jamais terminés, tout est en perpétuels travaux, des fils électriques pendent et traversent la rue. Les rues sont plus ou moins défoncées. 4×4, ricksaw, mobylettes, camionnettes, piétons se croisent et s’interpellent. La ville vie.Nous faisons une halte au marché central. Les étals sont magnifiques. Entre les fruits et les légumes, le choix est vaste. Les avocats et les mangues sont énormes et nous découvrirons par la suite qu’ils se révèlent aussi excellents !Mangues au marché d’Arusha @La Petite AventureA la sortie de la ville, les habitations ont laissé place aux plantations de café : arabica et robusta. Nous filons à la découverte du lac Natron.
Le lac Natron en pays Masaï
Après 2-3h de route, nous quittons le goudron, une piste poussiéreuse nous conduit vers le lac Natron.Sur notre gauche, nous voyons l’imposant Ol Doinyo Lengaï, la montagne sacrée des Masaïs qui fait partie de la chaîne de volcans de cette partie du Rift avec notamment l’Empakaaï et le célèbre cratère du Ngorongoro.Plateau aride en allant vers le lac Natron @La Petite AventureLa piste traverse un immense plateau avec très peu d’arbres, le vent soulève la poussière et crée des petites tornades. Les premiers animaux sont là : girafes, zèbres, gnous et babouins. Le lac Natron est en vue. Les zèbres et les gnous se mélangent aux troupeaux de zébus gardés par de jeunes masaïs. C’est surprenant. Tout ce petit monde cohabite sans problème.Zèbres et flamants au lac Natron @La Petite AventureLa superficie du lac Natron varie fortement en fonction de la saison sèche et de la saison des pluies. Quand nous y sommes, la saison des pluies vient de se terminer et n’a pas été abondante, la taille du lac n’est pas à son maximum comme elle devrait l’être. A pied, nous allons aux bords du lac, par endroit on s’enfonce, la vase nous passe entre les orteils ! Des centaines de flamants roses sont là à quelques mètres de nous. Au loin, on en voit encore plus.Vol de flamants roses @La Petite AventureCes flamants roses nains constituent la population la plus importante du lac, le lac Natron constitue leur lieu de reproduction et de nidification permanent le plus important d’Afrique de l’Est.Le lac natron @La Petite AventureCes flamants sont nombreux quand le niveau de l’eau est très bas, ce qui est le cas quand nous y sommes, à peine 5 cm d’eau, 10 cm au plus profond et la concentration en spiruline, dont ils raffolent, est abondante.Les flamants roses @La Petite AventureCe lac salé alcalin offre une protection naturelle contre les prédateurs qui ne peuvent pas s’aventurer jusqu’aux oiseaux ou leurs nids. Ils sont tranquilles.Leur observation est amusante, ils sont en ligne, becs dans l’eau à chercher de la nourriture et avancent tous ensemble en même temps. Leurs longues pattes fines offrent comme un spectacle de danseuses gracieuses. Puis, le premier de la file donne le signal, le balai des flamants s’envole pour se reposer quelques mètres plus en amont. Et tout recommence. En l’air, le ciel se pare quelques instants de couleur rose.Toujours des flamants @La Petite AventureEn fin de journée, les couleurs sont grandioses propices aux photos. Quelques zèbres mélangés à des zébus pâturent dans les herbes au bord du lac. Et la montagne sacrée des Masaïs, Ol Doinyo Lengaï surplombe tout ce paysage.Nous sommes seulement 2-3 voitures de touristes. L’endroit est apaisant. De retour vers les voitures, une haie de vendeuses masaïs s’est installée. Elles nous interpellent avec insistance. C’est un peu dommage.Nous dormons sur les hauteurs par rapport au lac, un camping aménagé sur le terrain d’une famille masaï. C’est bien que le tourisme profite directement aux gens de la région. Pas de sollicitation particulière, le rapport est plus sain.Vue du camp @La Petite Aventure
Balade avec un Masaï
Au petit matin, accompagné d’un guide masaï du camp, nous partons nous balader près du lac Natron. Nous logeons les bords tout en observant les flamants. Aujourd’hui, quelques pélicans sont aussi là.Nous parlons à notre guide masaï des oiseaux pétrifiés du lac. Où sont-ils ? Il rigole et ne voit pas de quoi on parle. On a beau insister cela reste un mystère. En 2011, un photographe a pourtant fait ces photos surprenantes. Après quelques recherches sur le net, voilà l’une des hypothèses : riche en sel, le lac ressemble à un gigantesque miroir. Conséquence, les oiseaux s’y écrasent littéralement car très peu profond et se retrouvent calcifiés. Immensité du lac Natron @La Petite AventureNous lui parlons aussi de la couleur rose du lac car aujourd’hui il ne l’est pas. Il nous confirme que le lac est bien rose à certaines périodes de l’année. C’est à la période la plus sèche et la plus chaude, la croûte de sel blanchâtre se colore en rose-rouge grâce à des micro-organismes aquatiques. Nous voilà rassurés !Sol craquelé du lac Natron @La Petite AventurePar endroit le sol est très sec, tout craquelé, on fait un bruit de verre en marchant. A d’autres endroits, le sol est une vaste croûte de sel qui forme un quadrillage. Notre guide en soulève une partie et l’eau est juste là. Il le remet ensuite délicatement. Lorsque l’on marche, le sol est spongieux à cause de l’humidité en profondeur, et le sol rebondit. Drôle de sensation.Théo et le guide Masaï @La Petite AventureLes masaïs ramassent ces plaques de sel et vont le vendre à Arusha. Ils mettent quelques jours pour rejoindre la ville avec leurs caravanes d’ânes bien chargés.Caravane de sel au Lac Natron @La Petite AventureNotre guide est impressionné par Théo, qui a juste 16 ans et est plus grand que lui, il n’en revient pas. Lui est particulièrement petit ! Ses cheveux tous blonds le font beaucoup rire. Déjà petit, dans les villages mauritaniens où nous passions il faisait l’attraction avec ses cheveux !Passage de cours d’eau sur le lac Natron @La Petite AventureDu lac, nous rejoignons l’un des villages masaïs qui le borde. Là aussi, une haie de vendeuses s’est formée sur notre passage. Le guide leur demande de partir. Quelques unes vont faire un bout de chemin avec nous. On papote : ton prénom, ton âge, les enfants,…Avec mon smartphone je fais quelques photos et l’idée me vient de faire un selfie avec elles. Elles acceptent sans hésiter et ça les fait beaucoup rire. On recommence plusieurs fois comme des enfants ! Elles sont sympathiques, elles m’offrent des bracelets masaïs. J’en achète aussi. Elles sont ravies.Julie et ses copines masaïs @La Petite AventureQuelques girafes ne sont pas loin, je m’arrête pour les observer à la jumelle. Gnous et zébus pâturent à côté. Ces animaux vivent en parfaite harmonie avec les masaïs. En effet, les masaïs vivent du bétail, leur richesse est mesurée en fonction du nombre de bêtes qu’ils possèdent. Ils ne mangent pas de viande. Ils se nourrissent de lait, laitages et sang. Sang prélevé sur les bêtes sans les tuer.Village masaï @La Petite AventureA l’approche du village, il y a quelques arbustes et arbres. Sur l’un des arbres, des fruits qui ressemblent à des groseilles. Nous goûtons ce fruit appelé salvadora. Il sert de répellent pour le paludisme. C’est très bon, on n’en abuse pas car nos intestins européens risquent de faire grise mine !!Notre guide raconte à Théo comment il fait du feu avec deux bouts de bois. Théo le met bien sûr au défi. Ils partent à la recherche du bon bois.Avec sa machette, il prépare le bois qui est au sol, il fait une petite entaille. Il manie sa machette avec une telle aisance. Accroupi, le morceau de bois roule à toute vitesse dans ses mains en frottant la partie du bois au sol. Très rapidement, une fumée s’échappe et une toute petite étincelle jaillit. Il faut vite récupérer cette étincelle et la caler dans une crotte de zébu bien sèche, on souffle fort pour attiser le départ du feu, des flammes apparaissent. Le feu est là ! Vite fait bien fait il n’a pas fallu plus de quelques minutes.Théo expert du feu @La Petite AventureThéo essaye, il tourne et tourne le morceau de bois. Les mains s’échauffent vite. Après quelques essais, de la fumée s’échappe, un peu d’aide masaï pour finaliser et le feu part ! Théo regrette de ne pas avoir de briquet pour lui montrer que lui aussi sait faire du feu !!De retour au camp d’où nous avons une vue grandiose sur cette plaine aride et le lac Natron, le guide nous propose d’aller aux cascades de la Saitoti Rivière. Pourquoi pas ? Maillots de bain dans nos sacs, à une petite demi-heure à pied du camp, nous remontons cette rivière agitée en escaladant les rochers par endroit, en passant dans l’eau à d’autres. Que de contraste avec l’aridité de la plaine si proche. Baignade dans la Saitoti rivière @La Petite AventureNous arrivons au bout, on ne peut pas aller plus loin car une chute d’eau ne le permet pas. On se met à l’eau, on se glisse sous la cascade. On remonte le courant et on se laisse porter, c’est sympa. On est bien rafraîchit. En haut des parois de la cascade à environ 30 mètres, des babouins s’agitent dans les palmiers. Théo imite leurs cris, les babouins furieux qu’on se moque d’eux nous balancent des fruits !!Cascade de la Saitoti rivière @La Petite AventureDans le ciel, on aperçoit, un vol important de pélicans, ils vont sans doute vers le lac du cratère de l’Empakaaï situé juste derrière.Lisez aussi :